Coups de coeur documentaires et DVD

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Hitchcock : quand Hollywood tourne à la psychose de S. Gervasi

Hitchcock est le maître incontesté du suspense. Mais il a un film en tête, qui oscille entre le film policier et le film d’horreur. Il veut essayer autre chose, aller plus loin dans son art. Il vient de lire « Psychose » et veut en faire un film.

Mais la machine hollywoodienne attend de lui des films similaires à ceux qui ont eu tant de succès et rapporté tant d’argent.

Hitchcock persiste et signe un contrat dans lequel il s’engage à payer lui-même les frais du film en hypothéquant sa maison. Sa femme, Alma, le soutient, elle qui joue un rôle clé dans la réalisation de ses films. En effet, elle en est la scénariste, et remplace le maître lorsque c’est nécessaire. Hitchcock, finalement, sera obligé de reconnaître son talent et la présence indispensable de sa femme à ses côtés.

Le film sera le plus grand succès d’Hitchcock.

Anthony Hopkins est méconnaissable et au sommet de son art et Helen Mirren joue le rôle d’Alma avec sensibilité et brio !

Un biopic brillant et passionnant !

 


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jo  La couleur de la victoire de S. Hopkins

Jesse Owens, jeune prodige de l’athlétisme, rejoint l’université  de l’Ohio où il fait la connaissance de son nouveau coach, Larry Snyder. Ce dernier décèle en lui les qualités d’un futur champion et va le préparer pour les JO de Berlin.

Allemagne, 1936. Adolf Hitler règne en maître et les Américains hésitent à envoyer leurs athlètes dans un pays discriminant les Juifs et prônant la suprématie de la race aryenne.

Finalement, une délégation américaine se rend aux JO avec, dans ses rangs, Jesse Owens qui, lui aussi, a longtemps hésité avant de participer.

L’humiliation pour les Allemands est totale car Jesse Owens remporte 4 médailles d’or :

  • du 100m
  • du 200m
  • du relais 4 x 100m
  • du saut en longueur

Mais l’Histoire, elle va continuer ….

Une superbe docufiction qui nous montre un athlète intègre et fidèle.


 

841px-coeur_-_heart_-_herz_-_hart-svgCorinne

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Farewell Wallander, Farewell Henning Mankell

Voici la dernière saison des enquêtes de Kurt Wallander qui se terminent par l’homme inquiet. 

Kenneth Branagh, incarne avec justesse, sensibilité et profondeur un Kurt Wallander perturbé par les évènements qui se présentent et auxquels il doit faire face.

Henning Mankell a toujours pensé que Kenneth Branagh était un excellent acteur. « Son jeu naturel transmet la vérité de diverses manières. Kenneth a vu des aspects du caractère de Kurt qui ont ébahi Henning Mankell, lui qui avait pensé enfouir ses secrets dans le personnage de Wallander a réalisé que l’acteur les avait révélés au grand public. Il a créé une nouvelle version de Wallander formidable à observer ».

Wallander est la première série produite par la BBC venant d’un pays étranger hors Commonwealth.. 

Kenneth Branagh et Henning Mankell sont vite devenus amis et la collaboration a été optimale. Les aventures de Wallander ont duré 25 ans et les thèmes abordés dans le 1er roman « Meurtriers sans visage« , racisme, xénophobie etc. sont hélas toujours d’actualité même si l’Europe et la Suède ont changé depuis.

Le crime a toujours fasciné les gens, en littérature et au théâtre aussi. « L’idée d’utiliser le crime comme toile de fond pour mettre en relif les contradictions au sein d’une société est l’une des plus anciennes traditions que nous avons pour expliquer la condition humaine. Elle permet de révéler ce qui se cache dans la société et l’être humain. ».

Le lecteur est triste de voir partir Wallander, lui, Henning Mankell n’est pas triste car il l’a créé pour le lecteur, pas pour lui-même.

Il tue symboliquement Wallander en le faisant disparaître peu à peu et, en le faisant disparaître naturellement le lecteur finira par l’accepter. Il a choisi la maladie d’Alzheimer car c’est ce qui le terrifie le plus : perdre ses capacités mentales tout en gardant un corps encore opérationnel.

Henning Mankell a dit de Wallander:

« Il a des relations étranges avec les femmes, il est assez misogyne, désenchanté, et même dépressif. Il est seul, mène une sale vie, se nourrit mal, boit trop, ne fait pas d’exercice. Il ne porte sur le monde ni analyses ni critiques radicales. Il est plus conservateur que démocrate. Il a raté le coche de l’engagement politique. Il est tourmenté mais glisse sur ses angoisses. Il n’est pas James Bond, il ne fait rien d’extraordinaire. Il ne fait pas peur, il n’est pas méchant, il souffre des mêmes bobos que n’importe qui. Je l’ai même rendu diabétique… Wallander s’est tricoté de petits arrangements. Il est un peu lâche, il évolue, il doute, il vieillit. Il est populaire en Corée, au Japon, en Argentine, car il est monsieur Tout-le-Monde. Chacun peut se reconnaître en lui. C’est la raison de son succès : il incarne l’homme d’aujourd’hui, un type désemparé. Je l’utilise comme un instrument de musique ou un outil : il me permet de raconter des choses essentielles.« 

Henning Mankell est décédé le 5 octobre 2015 des suites d’un cancer.  Henning Mankell

Ecrivain engagé il laisse derrière lui une oeuvre importante traduite dans plus de 30 langues.

 


841px-coeur_-_heart_-_herz_-_hart-svg              Corinne

bridge-1    bridge-2  The Bridge saisons 1 et 2

Dans la veine des polars nordiques, les pays scandinaves nous offrent des séries de tout premier ordre (The killing et Borgen par exemple). The Bridge en fait partie.

Le cadavre d’une femme coupé en 2 est découvert au milieu du pont de l’Oresund qui relie Copenhague à Malmö. Il a été déposé très précisément sur la frontière entre la Suède et le Danemark.

Saga Norén de la police suédoise et Martin Rohde de celle du Danemark vont être amenés à collaborer pour mener à bout cette enquête très particulière.

Les 2 protagonistes de ce duo atypique et très attachant vont apprendre à se connaître et se respecter. Saga Norén présente un comportement de type Asperger mais c’est une femme diablement perspicace. Martin Rohde, de son côté, a une vie familiale mouvementée mais c’est un policier très investi et très efficace.

Malgré la gravité de la situation, beaucoup d’humour se dégage de cette relation entre ces 2 policiers.

Suspense, humour et un jeu d’acteur formidable, on est scotché et on en redemande !


841px-coeur_-_heart_-_herz_-_hart-svg                                                                  Corinne

   oygnevttyp   The promise de P. Kosminsky

Le conflit israélo-palestinien est un conflit sans fin qui divise aussi bien les populations juives et arabes que la communauté internationale.

Ce film en 4 épisodes nous emmène sur les traces d’un jeune officier britannique stationné en Palestine sous mandat britannique depuis 1923 et ce jusqu’en 1948.

Ce jeune homme s’appelle Len, il est le grand-père d’Erin qui, aujourd’hui, découvre et lit son journal alors que son grand-père est en fin de vie à l’hôpital.

Erin accompagne son amie Eliza en Israël car cette dernière doit y effectuer son service militaire. Accueillie à bras ouverts par les parents d’Eliza, Erin découvre au quotidien la vie des juifs et des musulmans, les conflits en présence et la tension permanente qui plane sur le pays.

Au fur et à mesure qu’elle avance dans le récit de son grand-père, Erin se lance sur les traces de ce dernier au péril de sa vie. Le spectateur découvre avec elle les complexités de la vie sur place, les injustices et les actes terroristes perpétrés de part et d’autre.

Le passé et le présent se font l’écho l’un de l’autre, Peter Kosminsky démontrant la souffrance humaine et le désespoir dans divers contextes spatio-temporels et retrace ce conflit dans sa continuité historique.

Peter Kosminky a mené des recherches approfondies avant de réaliser ce film qui nous pousse à réfléchir sur un passé et un présent liés par des décisions politiques arbitraires au détriment des habitants de la Palestine.

Un film aussi bien historique qu’actuel, une fiction-documentaire très réussie !

À voir sans hésiter !