Coups de coeur BD

Corinne

 

 

L’adoption de Zidrou et Monin

Lorsque Qinaya, petite Péruvienne de 4 ans, déboule dans la vie de Gabriel, sa vie est chamboulée et il se découvre peu à peu des talents de grand-père. Mais son fils et sa belle-fille ont recouru à une filière illégale pour cette adoption.

Alors que Qinaya doit repartir au Pérou, Gabriel va entreprendre un voyage durant lequel il va faire des rencontres et réaliser qu’il a aimé être grand-père mais que, surtout, il est père et que son fils a besoin de lui.


Corinne

   Au-revoir là-haut

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre et 

Christian De Metter

Adapté du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013.

Préface d'Au-revoir là-haut

Cette préface de Philippe Torreton est un magnifique hommage à cette BD. Il n’y a rien à ajouter, il ne vous reste plus qu’à la découvrir !


Corinne

  espaces vides

 

Des espaces vides de Miguel Francisco

 

Cet album est une biographie émouvante d’un fils (Miguel Francisco) sur son père et son grand-père. Miguel répond aux questions de son propre fils et, ce faisant, nous convie à une histoire de l’Espagne tourmentée durant la guerre civile et la dictature de Franco. Il raconte pour ne pas oublier, pour transmettre un lien entre les générations, pour comprendre. 


QL

Quartier lointain de Jirô Taniguchi

« Un graphisme de grande qualité au service d’une histoire pleine de nostalgie et d’émotion. L’expérience plus que singulière d’un homme de quarante ans qui va revivre son adolescence avec une perception nouvelle, celle d’un homme mûr, et en ressortira bouleversé.
Le dessin de Jiro Taniguchi d’un raffinement exquis, à la fois détaillé et épuré, exacerbe les sentiments. Il dépeint un univers poétique et contemplatif qui vous plonge au coeur du Japon des années 60 et dans les tracas de l’adolescence. »

Une main de maître pour un chef-d’œuvre récompensé au Festival d’Angoulême.

Sublime !

Anne-Laure, libraire


Corinne

À cause de la vie

À cause de la vie / V. Ovaldé, J. Sfar

Une atmosphère digne d’Amélie Poulain
le passage de l’enfance à l’adolescence
le sentiment d’être différent
une sensibilité à fleur de peau
des illustrations tout en finesse révèlent le récit et le complètent
entre rêve et réalité
une belle peinture de la psychologie enfantine.

Corinne

Bout d'elle

Un tout petit bout d’elles de Raphaël Beuchot et Zidrou

Ce récit traite avec beaucoup de délicatesse d’un sujet sensible : l’excision.

Une BD importante pour parler d’une thématique peu souvent abordée mais dont la pratique aujourd’hui continue de ruiner la vie de milliers de femmes sur la planète.

 


Corinne

Les petites marées de Séverine Vidal

3 jeunes à l’orée de leur vie d’adulte se questionnent, doivent faire des choix, et vivent leurs premières expériences amoureuses.

Séverine Vidal dépeint avec beaucoup de finesse et de sensibilité ce passage délicat et nous suivons Mona, Jules et Rose dans leurs tout premiers engagements.

Trois très beaux portraits à ne pas manquer !


                                                                Corinne

Dieu n'aime pas  Dieu n’aime pas papa                           de Davy Mourier et Camille Moog

Un petit garçon questionne l’éducation religieuse que lui impose sa mère pour comprendre l’absence de son père. 

Tao, 8 ans, vit seul avec sa maman. Souvent, pendant qu’elle se cache pour pleurer, le petit garçon s’ennuie.

Alors il dessine la Bible dans son cahier, parce que sa mère dit que « toute la vérité et toutes les réponses y sont ». Sauf que Tao n’y trouve pas de réponse à l’absence de son père ni pourquoi sa maman lui dit que Dieu ne l’aime pas. Lui, il l’aime, son papa.

Un récit à la fois très drôle et très émouvant sur un garçon qui s’interroge sur les comportements des adultes dont les réponses ne le satisfont pas.

Un très bel éloge à la tolérance, au respect des croyances et au droit de l’enfant à être entendu et respecté.

Une très belle réussite à déguster sans tarder !


  Femmes en résistance                              Corinne

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« Cette tétralogie, dont chacun des albums est mis en images par un dessinateur différent, s’attache aux destins et parcours croisés de cinq femmes d’exception au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quatre d’entre elles, toutes mortes très jeunes (Amy Johnson, Sophie Scholl, Bertie Albrecht et Mila Racine), ont réellement existé. Seule la cinquième, Anna Schaerer, est un personnage fictif ; elle permet de faire le lien entre ces différentes héroïnes, qui au cours du conflit n’ont pas toutes été dans le même camp« .

Aviatrice, passeuse d’enfants juifs, étudiante ou « terroriste », elles ont toutes participé à l’effort de guerre et se sont données corps et âme pour défendre leur pays et leurs valeurs contre l’occupation allemande.

 


 Camus : entre justice et mère de José Lenzini et Laurent Gnoni

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Une biographie en images sensible, au plus près des aspirations, des doutes, des engagements et de l’oeuvre d’Albert Camus.

Un témoignage tout en finesse, emprunt d’émotion, de nostalgie et de compassion.

José Lenzini s’adresse à Camus comme un ami de toujours et lui témoigne son admiration et son respect.

« Cette magnifique biographie permet de découvrir la face humaine de Camus, ses fragilités, ses doutes… à travers le regard de sa mère.
Un roman graphique de référence écrit par un camusien renommé, José Lenzini, auteur des Derniers jours de la vie d’Albert Camus (Actes Sud) et de Camus et l’Algérie »

Une réussite totale pour cette BD très aboutie ! Quel bonheur de s’y immerger !

 


 Communardes ! une série historique de Wilfrid Lupano

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Le projet de Wilfrid Lupano, dont le talent n’est plus à démontrer (Alim le tanneur, Les vieux fourneaux, L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, …), est de chroniquer l’insurrection parisienne du printemps 1871. Sa vision n’est pas généraliste comme celle de Jacques Tardi avec Le Cri du peuple. Il s’attache plus particulièrement à narrer l’implication des femmes dans la Commune, d’où le titre de la série. Chaque album est indépendant des autres et raconte un parcours individuel.

Avec ce troisième volume, Lupano fait vivre Marie, domestique au service d’une famille dont le chef, colonel de l’armée française, de retour du Dahomey, inonde le logis de trophées de chasse et d’idéologie réactionnaire. Marie est attachée à Eugénie, la fille du colonel. Amitié et complicité ont remplacé hiérarchie et domesticité entre les deux jeunes femmes. Marie couvrira d’ailleurs la relation amoureuse qu’Eugénie entretient avec Edouard, un relieur, jusqu’au jour où sa grossesse sera découverte par ses parents. Le colonel, pour laver tout déshonneur, enferme alors sa fille au couvent de Picpus. Treize années plus tard, engagée auprès des insurgés, Marie retrouve Edouard, puis Eugénie.

L’album est techniquement irréprochable. Le scénario, subtilement mené et découpé, s’appuie avec pertinence sur des témoignages et des documents historiques, ce qui donne une profondeur et une vraisemblance de bon aloi au récit. Il en est de même pour le dessin, assuré, pour cet épisode, par Xavier Fourquemin (Miss Endicot, Le Train des orphelins). Son style classique et élégant rend hommage au Paris de la seconde moitié du 19e siècle. Il fait merveille, également, dans la réalisation de trognes expressives, livrant au lecteur une galerie de portraits pittoresques et attachants. Enfin, la dynamique de son trait se prête tout particulièrement aux scènes de batailles, où tout est en mouvement. Cadrage, découpage et couleurs immergent le lecteur dans le tohu-bohu et la violence d’un affrontement.

Au-delà de cette narration et de cette mise en images intelligentes et efficaces, s’exprime, en filigrane, un message historique et universel. Lupano dit à nouveau combien ce siècle français a pu être contradictoire. Le positivisme économique et scientifique a côtoyé l’obscurantisme religieux et social. Ce siècle a été dramatiquement machiste et anti-féministe. Il fut une négation du désir charnel, l’expression souvent tragique de la suprématie de l’homme européen (l’Amérique et l’Afrique de l’époque en firent les frais) et l’édification de cloisons sociales plus dures que jamais entre hommes et femmes, riches et pauvres, bourgeoisie et prolétariat.

Le message est clair, honorable et recueille l’adhésion. Transposé aux grandes interactions qui animent le monde de 2016, il garde sa pertinence. Néanmoins, la seule lourdeur de cet album fort réussi réside dans la démonstration du dénouement. Plus de confiance dans l’acuité du lecteur aurait permis de ne pas mettre la scénographie au profit de la thèse à défendre. L’œuvre artistique engagée n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle évite la démonstration et qu’elle se contente de la suggestion. Il y a peut-être une légère erreur de dosage sur les dernières pages.

Nous ne dirons rien de leurs femelles…, titre éloquent emprunté à la prose obscurantiste d’Alexandre Dumas fils, dans un article du Figaro, est une véritable réussite narrative et graphique, dans un genre difficile et saturé : la bande dessinée historique. Comme tout récit ancré dans un passé plus ou moins lointain, celui-ci nous en apprend aussi beaucoup sur la période à laquelle il a été élaboré.

    Par F. Houriez sur BDGEST.com  


  Les vieux fourneaux : une série pleine d’humour de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet     

Corinne

   

Les vieux fourneaux est une saga sur la vie au 3ème âge pleine de sensibilité et d’humour. Les auteurs avaient envie de parler de la génération des grands-parents.

Emile, Pierrot et Antoine sont 3 copains d’enfance qui ont environ 75 ans et qui font usage du temps qui leur reste pour profiter de la vie.

Emile vit « pépère » dans sa maison de retraite, Pierrot est l’anarchiste de toujours qui cherche à gripper les rouages du système et Antoine est le syndicaliste qui s’est, toute sa vie, battu contre les patrons.

Ces « petits vieux » présentent des visages qui se prêtent particulièrement bien à la caricature car, marqués par le temps, ils sont très expressifs.

Cette série propose le regard de cette génération de septuagénaire sur la jeune génération et inversément. La richesse de vie de ses protagonistes a permis d’écrire plusieurs histoires.

Ces bandes dessinées sortent des sentiers battus, leurs personnages sont attachants et émouvants dans leurs défauts et leurs qualités mais aussi dans leurs faiblesses liées à la vieillesse.

Réjouissant, on attend la suite avec impatience !!!


 Le sentier des reines : une BD témoignage historique d’Anthony Pastor             

                                                      Sara

« Savoie 1919. Blanca et Pauline ont attendu toute la guerre le retour de leurs maris. Lorsqu’ils rentrent enfin, miraculeusement sains et saufs, c’est pour périr aussitôt dans une avalanche. C’en est trop, elles décident de quitter leur montagne, emportant avec elles Florentin, un orphelin de 11 ans. Commence alors une grande aventure, et, à travers elle, une véritable interrogation de la condition des femmes dans cette époque charnière des années 1920. »
Une bande dessinée lue d’une traite, tant le parcours de ces femmes, décidées à prendre leur destin en main, est passionnant. Leur poursuite par une ancien combattant ajoute une touche de suspense à ce périple. Les dessins nous transportent d’une montagne impérieuse vers des vallées en plein développement industriel et les personnages, très expressifs, reflètent avec réalisme cette époque d’après-guerre.

 Une adaptation littéraire réussie des polars de Camilla Läckberg  Corinne

L’adaptation en bandes dessinées des 2 premiers romans de Camilla Läckberg a été scénarisée par Olivier Bocquet et dessiné par Léonie Bischoff, une dessinatrice genevoise talentueuse.

Léonie Bischoff a donné les traits au couple formé par Erica Flack et Patrik Hedström ainsi qu’aux divers personnages des polars de Camilla Läckberg. Elle a également su reconstituer l’ambiance de la petite ville de Fjällbacka.

C’est avec un grand plaisir que les fans de cette saga policière retrouveront la vie de ses protagonistes et les intrigues des diverses enquêtes qu’ils vont avoir à résoudre.


Ce n’est pas toi que j’attendais : une BD témoignage pleine de sensibilité   Corinne

Patricia et Fabien attendent un enfant. Avec leur petite fille Louise de 4 ans, ils quittent le Brésil pour retourner vivre en France. Les contrôles de routine ont lieu et tout semble bien se passer…
Mais, dès que Fabien prend le nouveau-né dans ses bras, il a des doutes. Il suspecte sa petite fille d’être trisomique. Peu de temps après ses soupçons sont confirmés. Commence alors pour Fabien, le narrateur, un lent et douloureux chemin vers la voie de l’acceptation qui lui permettra de créer un lien avec son enfant.
Une BD touchante, émouvante et tellement juste dans ses émois, ses frustrations, ses colères et finalement dans l’amour paternel que ressent Fabien pour sa petite fille trisomique.

Un printemps à Tchernobyl : une BD témoignage forte et vibrante d’Emmanuel Lepage

                                                                                           Corinne

22 ans après la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle, Emmanuel Lepage se rend à Tchernobyl en 2008, par le biais de l’assocation Les Dessin’acteurs pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, Emmanuel Lepage a le sentiment de défier la mort et à l’’approche de la zone interdite, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ? Il sait qu’’il a besoin de se confronter au désastre, de voir, de comprendre. Cette expérience unique entre en résonance avec ses propres questionnements sur le dessin, sur sa capacité à dessiner et sa nécessité vitale: être au monde par le dessin.

Emmanuel Lepage réussit à nous prendre aux tripes. Son empathie envers les habitants, son regard sur les lieux du désastre, et par-dessus tout son prodigieux talent forcent le respect ! Ce livre est saisissant. Le paradoxe qui saute aux yeux et bouleverse Lepage provient du fait qu’il est là pour dessiner, témoigner de l’horreur qui s’est produite et des conséquences qui, insidieusement, continuent à se manifester alors que la nature autour de lui semble avoir repris le dessus, tout paraît aller au mieux… Un témoignage bouleversant servi par un superbe graphisme !


Magasin Général de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp                          

Corinne

L’histoire de Magasin général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début des années 40. Elle gravite autour d’un personnage féminin, Marie, veuve avant l’heure et héritière du principal commerce local, le « Magasin général », qui donne son titre au récit. L’irruption d’un étranger dans la petite communauté va progressivement les réconcilier avec le bonheur ; bonheur d’aimer, bonheur d’être aimé(e), mais pas exactement de la manière que l’on pourrait imaginer…
Un récit savoureux illustré magistralement par 2 grands dessinateurs du 7ème art. À déguster sans modération !


Un initiation croisés des métiers entre le dessinateur et le vigneron un superbe témoignage d’Etienne Davodeau

Corinne

 

Par un beau temps d’hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L’un a le geste et la parole assurés. L’autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne » et s’étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Qu’ont-ils donc en commun ? Pendant un an, Étienne Davodeau va goûter aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s’interroger sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, va découvrir des livres de bande dessinée choisis par Étienne, rencontrer des auteurs comme Emmanuel Guibert et Jean-Pierre Gibrat, participer à des salons de bande dessinée, ou encore visiter la maison d’édition Futuropolis. Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun et ils sont plus nombreux qu’on ne pourrait l’envisager de prime abord…

 

Au bout du compte, l’un et l’autre répondent à ces questions : comment, pourquoi et pour qui faire des livres ou du vin ?…

Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée.


 

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