Coups de coeur BD

                                          Corinne

BV

Brigade Verhoeven : Irène de Bertho et Corboz

Un nouvel opus de grande qualité tiré de la tétralogie de Pierre Lemaitre. La psychologie de ce thriller est magnifiquement servie par un dessin qui captive le lecteur et le maintien en haleine tout le long de ce récit. Cette adaptation de « Travail soigné » nous fait regretter que cette série va se limiter aux 4 romans dont Camille Verhoeven est le héros.

À lire aussi :

Rosie


                                           Sara

Un gentil orc sauvage de Théo Grosjean  

ungentilorksauvage

« Entre créatures fantastiques et politiques migratoires complexes, suivez les traces d’Oscar, un jeune orc civilisé, dans son improbable exil. Toute ressemblance avec l’actualité serait bien évidemment fortuite. Quoique… Après des décennies de guerre intestines, le royaume des Orcs s’est profondément transformé et ses habitants, jadis belliqueux et barbares, sont désormais civilisés. Hélas, une secte d’Orcs nostalgiques de leur état sauvage menace les habitants du pays. Après avoir assisté impuissant au massacre de son village, Oscar, un jeune orc moderne, tente de quitter son pays tombé aux mains des extrémistes. Il va alors se heurter à la politique très conservatrice du royaume des Gobelins et au racisme de ses habitants. »

Dans un style fantasy, avec un dessin faussement naïf (fourmillant de détails et de créatures imaginaires) et beaucoup d’humour (noir et décalé), cette bd à double-sens parle de la crise migratoire, du parcours que les migrants entreprennent au péril de leur vie et de l’accueil qui leur est réservé en tant que réfugiés. Finalement, une œuvre d’un cruel réalisme.

Mention spéciale encore pour le pied de nez fait aux stéréotypes de genre : une princesse baraquée et brute, et un héros prudent habillée en fille…


                                      Corinne

MG

Le voyage de Marcel Grob de P. Collin et s. Goethals

Juin 1944, Marcel Grob, jeune Alsacien de 17 ans, part pour un long voyage, non pas d’agrément, mais forcé par l’armée allemande de rejoindre la Waffen SS. 

En ces années de guerre, l’Alsace, au mépris du droit international, a été annexée par Hitler, et de nombreux  jeunes Alsaciens ont été incorporés de force dans l’armée allemande et sont devenus des Malgré-nous

Ce récit, retrace cet enrôlement forcé de Marcel, qui, pour éviter des répercussions sur sa famille, a rejoint les Waffen SS. 

Marcel Grob, 83 ans, retrace son parcours face a un juge hostile et partial.

Ces jeunes enrôlés de force ont-ils été des traîtres à leur patrie ?

Cette BD traite de cette thématique délicate avec beaucoup de doigté et d’empathie.


                                      Corinne

Maternité rouge

Une maternité rouge de Christian Lax

Quand une BD aussi belle, aux dessins faisant honneur à la beauté sauvage de l’Afrique, nous fait voyager, plonger au coeur de l’histoire humaine, on ne peut que s’y immerger avec délice !

Une BD qui parle de thématiques hélas bien contemporaines telles que la crise des migrants, le racisme et la spoliation de biens culturels.

Pour en savoir plus je vous suggère de cliquer sur le lien ci-dessous.

http://casesdhistoire.com/une-maternite-rouge-quand-lart-est-plus-precieux-que-lhumanite/


                                      Corinne

 

Le Grand Mort de Loisel et Mallié

« Tout avait été prévu pour que ce soit une semaine studieuse ! Pauvre Pauline ! Elle comptait se mettre au vert pour préparer sa maîtrise de sciences éco… La nuit recouvre la forêt bretonne et la « deuch » vient de tomber en panne d’essence juste devant chez Erwan, à 20 kilomètres de tout village. Erwan est un métis du genre placide. Solitaire, il vit simplement, entouré d’objets étranges. Il propose à Pauline de partager sa soupe et de l’héberger pour la nuit… Contrainte par les circonstances, elle finit par accepter… Tandis qu’elle mange, il parcourt un vieux grimoire traitant du « petit peuple »… Elle ricane de ces sornettes. Elle ignore, alors, que cette rencontre sera pour elle le point de départ vers un autre univers, un autre espace-temps, où toute sa vie et ses principes vont basculer… Les conséquences de cette aventure seront des plus surprenantes pour elle, pour son entourage, voire pour l’humanité… « 

https://www.bedetheque.com/serie-16623-BD-Grand-Mort.html

« Confrontant une galerie de personnages ordinaires à un terrible destin, Loisel et Djian trouvent un ton juste et intelligent pour revisiter le récit apocalyptique, y mêlant de subtiles touches de fantastique, et livrer une série singulière et attachante. Vincent Mallié, par son dessin expressif et poétique, restitue à merveille l’ambiance unique qui s’en dégage ».

https://regisloisel.com/le-grand-mort

Une série incontournable aux personnages attachants, parlant d’écologie par le biais du fantastique et servi par un magnifique dessin.


                                      Corinne

 

Jane

Jane d’Aline Brosh McKenna et Ramón K.Pérez

Cette très belle BD est une adaptation très libre et contemporaine du célèbre roman de Charlotte Brontë, Jane Eyre.

Quand, enfin, Jane peut quitter sa « famille adoptive », elle se rend à New York pour suivre des cours d’art. Elle trouve une minuscule chambre et cherche un travail pour subvenir à ses besoins. Elle est embauchée par M. Rochester, une homme à l’aspect taciturne et peu engageant, pour s’occuper de sa fille Adèle. Jane se sent très proche de cette petite fille malheureuse dont la mère est morte et qui est délaissée par son père toujours en voyage d’affaires.

Mais, peu à peu la fillette s’attache à Jane et cette dernière se rapproche de son père que ses mystères et ses secrets intriguent.

Le récit, magnifiquement représenté par les dessins de R.K. Pérez, se développe comme un thriller, le lecteur est happé par les évènements qui se précipitent.

Une belle réussite !

Jane Eyre


                                      Corinne

sarah

Elle s’appelait Sarah – une adaptation du roman de Tatiana De Rosnay

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, en pleine nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél’ d’Hiv’. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.

Une belle et fidèle adaptation du roman de Tatiana De Rosnay  avec un graphisme qui joue avec les couleurs pour alterner les époques, le jaune lumineux pour ceux et celles amenés à finir dans l’obscurité et l’oubli et les ombres pour ces collaborateurs ivres de vengeance et de reconnaissance ou auxquels la peur fait perdre la raison. Ce rendu sépia porte le lecteur dans cette époque sombre de la guerre.

Un très beau récit, un roman graphique très réussi qui rappelle à chacun des évènements tragiques de la 2ème guerre mondiale un peu oubliés de nos jours.

Elle-s-appelait-Sarah


                                       Corinne

hl

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – une adaptation du roman de Harper Lee

Livre culte dans le monde entier, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur raconte l’histoire d’Atticus Finch, jeune avocat, qui élève seul ses deux enfants Jem et Scout. Lorsqu’il est commis d’office pour la défense d’un homme noir accusé d’avoir violé une femme blanche, la vie de la petite famille bascule. Nous sommes dans les années 1930, dans une petite ville de l’Alabama et certaines vérités peuvent être dangereuses à démontrer…
Grâce au talent de Fred Fordham (notamment découvert en France grâce à Nightfall, paru chez Delcourt), ce roman graphique donne une nouvelle vie au chef d’œuvre d’Harper Lee. L’illustrateur a exploré les lieux qui ont compté pour la mythique auteure américaine en se plongeant dans sa vie afin de s’approcher au plus près de son imaginaire. Fred Fordham offre un éclairage inédit du texte avec ce magnifique ouvrage qui renforce encore la modernité de l’œuvre de Lee. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est l’un des plus grands classiques de la littérature du xxème siècle.

Le racisme vécu et ressenti par des jeunes enfants, leur incompréhension et leur regard sur le monde très imparfait des adultes !

Ne-tirez-pas-sur-l-oiseau-moqueur

 


                                Corinne

am .

Amour minuscule de T. Radice et S. Turconi

Iris est d’origine argentine ; Ismail, syrienne. Ils s’aiment, vivent en Italie et forment le couple idéal. Mais alors qu’Ismail part en voyage pour régler des affaires familiales, la guerre éclate en Syrie. Pris dans la tourmente, il se bat pour rentrer au pays. Dans le même temps, Iris, elle, découvre qu’elle est enceinte. Mais la communication entre eux est rompue… Comment savoir si Ismail est encore en vie et s’il va pouvoir un jour revenir ? Comment lui annoncer qu’il va être le père de cet « amour minuscule » qui pousse dans le ventre d’Iris ?

Une BD merveilleuse aux splendides textes de Teresa Radice servis par le dessin sensible et éloquent de Stefano Turconi.  Le récit est entrecoupé de lettres pleines de sensibilité qu’Iris écrit à son « amour minuscule » pendant l’absence de son père.

L’histoire ou plutôt les diverses histoires des protagonistes s’emboîtent à l’instar des récits des contes orientaux qui s’enchâssent les uns dans les autres à l’intérieur du récit principal.

Des destins qui se croisent, des vies fortement bouleversées par la guerre, la dictature ou le terrorisme. Avec doigté et sensibilité, cet ouvrage nous parle de l’actualité d’aujourd’hui et de ces évènements qui anéantissent des vies et forcent des personnes à partir et émigrer.

Le personnage de Saul, prêtre rebelle qui s’oppose à la barbarie, est particulièrement attachant et redonne un sens à la vie.

Une BD poignante, saisissante qui m’a profondément touchée. Une réussite totale à remettre dans toutes les mains !

Seul bémol, une police d’écriture parfois terriblement … minuscule !

 

capture d_écran 2019-01-24 à 17.16.13


                                           Charline_yeux bruns et différents

rc

 

 

 

 

 

 

 

Reflets changeants d’Aude Mermilliod

Nice, en plein été. Elsa, la vingtaine, vit une passion tumultueuse et destructrice et rêve d’un amour plus léger. Jean, 50 ans, conducteur de train aventureux, peine à s’investir pleinement dans son rôle de père de la petite Alda. Emile, octogénaire devenu sourd pendant la guerre d’Algérie, garde des séquelles de cette période. Il cherche désormais la tranquillité et le silence. Tous trois ne se connaissent pas, mais leurs chemins vont se croiser. Un moment déterminant pour chacune de leurs vies…

« Des images chaleureuses, des personnages attachants qui partagent leurs profonds sentiments, ainsi qu’un scénario qui surprend. C’est une BD facile à lire et en même temps intelligente, touchante et qui permet de s’évader« .  Charline


                                           Sara

9782754812160       9782754822855

Geisha ou le jeu du shamisen

Au Japon, aux alentours de 1912. Setsuko Tsuda a 8 ans quand ses parents quittent leur village pour la grande ville côtière dans l’espoir d’une vie meilleure. Mais lorsque son père se fait renverser par un tramway, perd une jambe et toute chance de retrouver du travail, il prend la décision de vendre Setsuko à une maison de geisha réputée. L’argent reçu en échange de l’enfant aidera la famille et Setsuko pourra espérer un avenir meilleur.

Les premiers mois d’apprentissage sont difficiles. Et le risque majeur pour une apprentie geisha qui échoue est de finir comme servante ou prostituée… Heureusement, Setsuko se réfugie dans le jeu du shamisen, cette guitare à trois cordes qui accompagne le chant des geisha. Lors d’un séjour à la montagne, elle fait la connaissance d’un homme qui ne la laissera pas insensible et dont le souvenir l’accompagnera longtemps. Mais une geisha a-t-elle le droit de laisser ses sentiments s’exprimer?

« Une histoire attachante qui nous plonge dans le monde fascinant des geishas et des coutumes japonaises, avec un dessin délicat et tout en détails.

Petit regret: même si les planches, dans des nuances de gris, nous font ressentir l’atmosphère d’une époque, je regrette cependant le manque de couleurs : j’aurais aimé apprécier le raffinement des étoffes, la beauté des maquillages ou l’éclat des arbres en fleurs ».

 


                                          Corinne

BATCHALO

1939, Europe de l’Est. Suite à l’enlèvement d’un groupe d’enfants, un clan Tzigane, accompagné de Josef, un policier dont le fils est aussi porté disparu, organisent une battue. Sur leurs traces, ils voyagent à travers la Bohême, jusqu’à être internés, puis déportés à Auschwitz. Parqués dans le camp de la mort, ils dépérissent lentement, privés de ce qu’ils ont de plus cher : leurs enfants et la liberté.

Une magnifique BD qui parle de l’utilisation des Roms comme cobayes humains par des « docteurs » du 3ème Reich car considérés comme des sous hommes, des moins que rien.

Malgré la dureté du propos, une BD sensible, émouvante et éclairante sur un pan de l’histoire dont on parle peu,  servie par un superbe dessin d’Arnaud Bétend.

Une BD à lire sans aucun doute.


                                          Corinne

embellies

Nos embellies de Gwénola Morizur et Marie Duvoisin

Cette très belle BD est le récit de 4 personnages attachants dont le chemin va se croiser et qui vont mutuellement s’entraider.

 

4 tranches de vie, un récit plein d’émotions, une histoire qui fait du bien, un grand bol d’oxygène.

Une très belle lecture servie par un dessin tout en finesse qui aborde les thème de la famille, de la solitude et des choix de vie.


                                           Sara

en-attendant-bojangles_couv

En attendant Bojangles

Une très belle adaptation du roman à succès d’Olivier Bourdeaut avec des dessins vivants et délicats qui nous emportent dans la vie d’une famille originale: un quotidien rythmé par la désinvolture du père et la folie contagieuse de la mère, sous le regard amusé et fier de leur petit garçon.

C’est aussi, et surtout, l’histoire de deux êtres qui s’aiment si fort qu’ils ne peuvent être séparés, quoi que cela leur en coûte.


                                           Sara

operationventprintanier1_24082008_122419        operationventprintanier_02_91848

Opération vent printanier

Paris, hiver 1941. Dans la capitale française occupée, la récente défaite impose de nouvelles règles, de nouvelles normes : le rationnement et les restrictions de toutes sortes, l’humiliation patriotique, la montée de l’hystérie anti-juive, l’affairisme des profiteurs de guerre… Chaque Français, alors, quels que soient son origine ou son statut social, s’efforce de trouver de nouvelles marques, vaille que vaille, au coeur de cette société profondément déstabilisée.

C’est la trajectoire d’une poignée d’entre eux que nous propose de suivre Vent printanier : la jolie Charlotte, que le hasard conduira à nouer des relations amicales avec un soldat allemand, son père veuf et gardien de la paix, le jeune Lucien, impliqué à regret dans le commerce avec l’occupant pour soutenir sa famille dans le besoin, ou encore le vieux Mercadier, apiculteur et ancien militant communiste…

Une bande dessinée qui montre bien que pour les civils, la vie quotidienne continuait: formation, projets de mariage, rencontres à la piscine… Pour résister et être en accord avec leur conscience, certains étaient prêts à renoncer à leurs acquis sociaux.

Une histoire poignante sur des destinées liées.

 


                                           Sara

 51uramnbhzl-_sx328_bo1204203200_  cvt_chroniques-birmanes_916  cvt_shenzhen_9783  couv-final-web

Le tour du monde des droits de l’homme de Guy Delisle

De Shenzhen à Rangoun, de Pyongyang à Jérusalem, Guy Delisle a vécu dans plusieurs pays où les droits de l’homme sont particulièrement malmenés. Accompagnant sa femme qui travaillait pour Médecins sans frontières, c’est lui qui s’occupait des enfants. Ces promenades avec poussettes ont été d’innombrables sources de rencontres.

 
Avec un sens très aiguisé de l’observation et beaucoup d’humour (pince-sans-rire) il nous raconte les situations parfois incongrues ou cocasses du quotidien et de la vie d’expat’, alors qu’en toile de fond se déclinent les thèmes de la guerre et de la dictature.


                                             Corinne

la guerre des Lulus

La guerre des Lulus de Régis Hautière et Hardoc

Lucas, Lucien, Luigi, et Ludwig sont les 4 Lulus de cette série, 4 orphelins livrés à eux-mêmes au début de la Première guerre mondiale. Cette petite équipe sera vite complétée par Luce qui a perdu ses parents en fuyant la Belgique.

Ils vont être confrontés à l’ennemi, à la faim, à la peur et vont se soutenir pour s’en sortir. L’humour provient du décalage entre l’innocence de ces enfants face aux atrocités qui se produisent autour d’eux.

Une BD drôle et émouvante, le monde cruel des adultes vu par les yeux des ces jeunes orphelins.


                                   Corinne

Paroles d'honneur

Paroles d’honneur de Leïla Slimani et Laetitia Coryn 

Rabat, été 2015. Leïla Slimani fait la connaissance de Nour, une Marocaine qui lui raconte sans tabou sa sexualité et les tragédies intimes que subissent la plupart des femmes qu’elle connaît. Ce témoignage poignant, suivi d’autres rencontres à travers le pays, bouleverse la romancière franco-marocaine qui décide de mettre la parole de ces femmes à l’honneur. A travers leurs histoires personnelles, on découvre le drame de la condition sexuelle féminine au Maroc au sein d’une société hypocrite qui condamne le désir et la liberté d’aimer.
Cette BD reportage dépeint sans concession la réalité complexe d’un pays où l’islam est religion d’Etat et rappelle à chacun de nous l’importance du combat pour les droits fondamentaux de la femme.

Plus généralement encore Leïla Slimani dénonce une situation de souffrance aussi bien féminine que masculine et une société bancale qui se soumet à une morale rétrograde et hypocrite.

Une BD témoignage importante qui traite d’un sujet difficile et néanmoins vital.

À lire en parallèle : Love story à l’iranienne 

Love story à l'iranienne


                                       Corinne

Adoption1        Adoption 2

 

L’adoption de Zidrou et Monin

Lorsque Qinaya, petite Péruvienne de 4 ans, déboule dans la vie de Gabriel, sa vie est chamboulée et il se découvre peu à peu des talents de grand-père. Mais son fils et sa belle-fille ont recouru à une filière illégale pour cette adoption.

Alors que Qinaya doit repartir au Pérou, Gabriel va entreprendre un voyage durant lequel il va faire des rencontres et réaliser qu’il a aimé être grand-père mais que, surtout, il est père et que son fils a besoin de lui.


                                           Corinne

   Au-revoir là-haut

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre et 

Christian De Metter

Adapté du roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013.

Préface d'Au-revoir là-haut

Cette préface de Philippe Torreton est un magnifique hommage à cette BD. Il n’y a rien à ajouter, il ne vous reste plus qu’à la découvrir !


                                          Corinne

  espaces vides

Des espaces vides de Miguel Francisco

Cet album est une biographie émouvante d’un fils (Miguel Francisco) sur son père et son grand-père. Miguel répond aux questions de son propre fils et, ce faisant, nous convie à une histoire de l’Espagne tourmentée durant la guerre civile et la dictature de Franco. Il raconte pour ne pas oublier, pour transmettre un lien entre les générations, pour comprendre. 


                                          Corinne

QL

Quartier lointain de Jirô Taniguchi

« Un graphisme de grande qualité au service d’une histoire pleine de nostalgie et d’émotion. L’expérience plus que singulière d’un homme de quarante ans qui va revivre son adolescence avec une perception nouvelle, celle d’un homme mûr, et en ressortira bouleversé.
Le dessin de Jiro Taniguchi d’un raffinement exquis, à la fois détaillé et épuré, exacerbe les sentiments. Il dépeint un univers poétique et contemplatif qui vous plonge au coeur du Japon des années 60 et dans les tracas de l’adolescence. »

Une main de maître pour un chef-d’œuvre récompensé au Festival d’Angoulême.

Sublime !

Anne-Laure, libraire


                                             Corinne

À cause de la vie

À cause de la vie / V. Ovaldé, J. Sfar

Une atmosphère digne d’Amélie Poulain
le passage de l’enfance à l’adolescence
le sentiment d’être différent
une sensibilité à fleur de peau
des illustrations tout en finesse révèlent le récit et le complètent
entre rêve et réalité
une belle peinture de la psychologie enfantine.

                                         Corinne

Bout d'elle

Un tout petit bout d’elles de Raphaël Beuchot et Zidrou

Ce récit traite avec beaucoup de délicatesse d’un sujet sensible : l’excision.

Une BD importante pour parler d’une thématique peu souvent abordée mais dont la pratique aujourd’hui continue de ruiner la vie de milliers de femmes sur la planète.

 


                                         Corinne

Les petites marées de Séverine Vidal

3 jeunes à l’orée de leur vie d’adulte se questionnent, doivent faire des choix, et vivent leurs premières expériences amoureuses.

Séverine Vidal dépeint avec beaucoup de finesse et de sensibilité ce passage délicat et nous suivons Mona, Jules et Rose dans leurs tout premiers engagements.

Trois très beaux portraits à ne pas manquer !


                                               Corinne

Dieu n'aime pas  Dieu n’aime pas papa                           de Davy Mourier et Camille Moog

Un petit garçon questionne l’éducation religieuse que lui impose sa mère pour comprendre l’absence de son père. 

Tao, 8 ans, vit seul avec sa maman. Souvent, pendant qu’elle se cache pour pleurer, le petit garçon s’ennuie.

Alors il dessine la Bible dans son cahier, parce que sa mère dit que « toute la vérité et toutes les réponses y sont ». Sauf que Tao n’y trouve pas de réponse à l’absence de son père ni pourquoi sa maman lui dit que Dieu ne l’aime pas. Lui, il l’aime, son papa.

Un récit à la fois très drôle et très émouvant sur un garçon qui s’interroge sur les comportements des adultes dont les réponses ne le satisfont pas.

Un très bel éloge à la tolérance, au respect des croyances et au droit de l’enfant à être entendu et respecté.

Une très belle réussite à déguster sans tarder !


                                               Corinne

Femmes en résistance                              

bd-femmes-en-resistance

« Cette tétralogie, dont chacun des albums est mis en images par un dessinateur différent, s’attache aux destins et parcours croisés de cinq femmes d’exception au cours de la Seconde Guerre mondiale. Quatre d’entre elles, toutes mortes très jeunes (Amy Johnson, Sophie Scholl, Bertie Albrecht et Mila Racine), ont réellement existé. Seule la cinquième, Anna Schaerer, est un personnage fictif ; elle permet de faire le lien entre ces différentes héroïnes, qui au cours du conflit n’ont pas toutes été dans le même camp« .

Aviatrice, passeuse d’enfants juifs, étudiante ou « terroriste », elles ont toutes participé à l’effort de guerre et se sont données corps et âme pour défendre leur pays et leurs valeurs contre l’occupation allemande.

 


                                              Corinne

Camus : entre justice et mère de José Lenzini et Laurent Gnoni

camus_bd

Une biographie en images sensible, au plus près des aspirations, des doutes, des engagements et de l’oeuvre d’Albert Camus.

Un témoignage tout en finesse, emprunt d’émotion, de nostalgie et de compassion.

José Lenzini s’adresse à Camus comme un ami de toujours et lui témoigne son admiration et son respect.

« Cette magnifique biographie permet de découvrir la face humaine de Camus, ses fragilités, ses doutes… à travers le regard de sa mère.
Un roman graphique de référence écrit par un camusien renommé, José Lenzini, auteur des Derniers jours de la vie d’Albert Camus (Actes Sud) et de Camus et l’Algérie »

Une réussite totale pour cette BD très aboutie ! Quel bonheur de s’y immerger !

 


                                             Corinne

Communardes ! une série historique de Wilfrid Lupano

c1  c2  c3

Le projet de Wilfrid Lupano, dont le talent n’est plus à démontrer (Alim le tanneur, Les vieux fourneaux, L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, …), est de chroniquer l’insurrection parisienne du printemps 1871. Sa vision n’est pas généraliste comme celle de Jacques Tardi avec Le Cri du peuple. Il s’attache plus particulièrement à narrer l’implication des femmes dans la Commune, d’où le titre de la série. Chaque album est indépendant des autres et raconte un parcours individuel.

Avec ce troisième volume, Lupano fait vivre Marie, domestique au service d’une famille dont le chef, colonel de l’armée française, de retour du Dahomey, inonde le logis de trophées de chasse et d’idéologie réactionnaire. Marie est attachée à Eugénie, la fille du colonel. Amitié et complicité ont remplacé hiérarchie et domesticité entre les deux jeunes femmes. Marie couvrira d’ailleurs la relation amoureuse qu’Eugénie entretient avec Edouard, un relieur, jusqu’au jour où sa grossesse sera découverte par ses parents. Le colonel, pour laver tout déshonneur, enferme alors sa fille au couvent de Picpus. Treize années plus tard, engagée auprès des insurgés, Marie retrouve Edouard, puis Eugénie.

L’album est techniquement irréprochable. Le scénario, subtilement mené et découpé, s’appuie avec pertinence sur des témoignages et des documents historiques, ce qui donne une profondeur et une vraisemblance de bon aloi au récit. Il en est de même pour le dessin, assuré, pour cet épisode, par Xavier Fourquemin (Miss Endicot, Le Train des orphelins). Son style classique et élégant rend hommage au Paris de la seconde moitié du 19e siècle. Il fait merveille, également, dans la réalisation de trognes expressives, livrant au lecteur une galerie de portraits pittoresques et attachants. Enfin, la dynamique de son trait se prête tout particulièrement aux scènes de batailles, où tout est en mouvement. Cadrage, découpage et couleurs immergent le lecteur dans le tohu-bohu et la violence d’un affrontement.

Au-delà de cette narration et de cette mise en images intelligentes et efficaces, s’exprime, en filigrane, un message historique et universel. Lupano dit à nouveau combien ce siècle français a pu être contradictoire. Le positivisme économique et scientifique a côtoyé l’obscurantisme religieux et social. Ce siècle a été dramatiquement machiste et anti-féministe. Il fut une négation du désir charnel, l’expression souvent tragique de la suprématie de l’homme européen (l’Amérique et l’Afrique de l’époque en firent les frais) et l’édification de cloisons sociales plus dures que jamais entre hommes et femmes, riches et pauvres, bourgeoisie et prolétariat.

Le message est clair, honorable et recueille l’adhésion. Transposé aux grandes interactions qui animent le monde de 2016, il garde sa pertinence. Néanmoins, la seule lourdeur de cet album fort réussi réside dans la démonstration du dénouement. Plus de confiance dans l’acuité du lecteur aurait permis de ne pas mettre la scénographie au profit de la thèse à défendre. L’œuvre artistique engagée n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle évite la démonstration et qu’elle se contente de la suggestion. Il y a peut-être une légère erreur de dosage sur les dernières pages.

Nous ne dirons rien de leurs femelles…, titre éloquent emprunté à la prose obscurantiste d’Alexandre Dumas fils, dans un article du Figaro, est une véritable réussite narrative et graphique, dans un genre difficile et saturé : la bande dessinée historique. Comme tout récit ancré dans un passé plus ou moins lointain, celui-ci nous en apprend aussi beaucoup sur la période à laquelle il a été élaboré.

    Par F. Houriez sur BDGEST.com  


                                                Corinne

Les vieux fourneaux : une série pleine d’humour de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet     

   VF 4 tomes

Vous voulez rire ? Vous voulez vous amusez ? Vous voulez passer un très bon moment ?

Alors n’hésitez pas, lisez cette extraordinaire saga sur la vie au 3ème âge pleine de sensibilité et d’humour. Les auteurs avaient envie de parler de la génération des grands-parents.

Emile, Pierrot et Antoine sont 3 copains d’enfance qui ont environ 75 ans et qui font usage du temps qui leur reste pour profiter de la vie.

Emile vit « pépère » dans sa maison de retraite, Pierrot est l’anarchiste de toujours qui cherche à gripper les rouages du système et Antoine est le syndicaliste qui s’est, toute sa vie, battu contre les patrons.

Ces « petits vieux » présentent des visages qui se prêtent particulièrement bien à la caricature car, marqués par le temps, ils sont très expressifs.

Cette série propose le regard de cette génération de septuagénaire sur la jeune génération et inversément. La richesse de vie de ses protagonistes a permis d’écrire plusieurs histoires.

Ces bandes dessinées sortent des sentiers battus, leurs personnages sont attachants et émouvants dans leurs défauts et leurs qualités mais aussi dans leurs faiblesses liées à la vieillesse.

Réjouissant, on attend la suite avec impatience !!!


                                           Sara

Le sentier des reines : une BD témoignage historique d’Anthony Pastor             

« Savoie 1919. Blanca et Pauline ont attendu toute la guerre le retour de leurs maris. Lorsqu’ils rentrent enfin, miraculeusement sains et saufs, c’est pour périr aussitôt dans une avalanche. C’en est trop, elles décident de quitter leur montagne, emportant avec elles Florentin, un orphelin de 11 ans. Commence alors une grande aventure, et, à travers elle, une véritable interrogation de la condition des femmes dans cette époque charnière des années 1920. »
Une bande dessinée lue d’une traite, tant le parcours de ces femmes, décidées à prendre leur destin en main, est passionnant. Leur poursuite par une ancien combattant ajoute une touche de suspense à ce périple. Les dessins nous transportent d’une montagne impérieuse vers des vallées en plein développement industriel et les personnages, très expressifs, reflètent avec réalisme cette époque d’après-guerre.

                                          Corinne

Une adaptation littéraire réussie des polars de Camilla Läckberg  

L’adaptation en bandes dessinées des 2 premiers romans de Camilla Läckberg a été scénarisée par Olivier Bocquet et dessiné par Léonie Bischoff, une dessinatrice genevoise talentueuse.

Léonie Bischoff a donné les traits au couple formé par Erica Flack et Patrik Hedström ainsi qu’aux divers personnages des polars de Camilla Läckberg. Elle a également su reconstituer l’ambiance de la petite ville de Fjällbacka.

C’est avec un grand plaisir que les fans de cette saga policière retrouveront la vie de ses protagonistes et les intrigues des diverses enquêtes qu’ils vont avoir à résoudre.


                                               Corinne

Ce n’est pas toi que j’attendais : une BD témoignage pleine de sensibilité   

Patricia et Fabien attendent un enfant. Avec leur petite fille Louise de 4 ans, ils quittent le Brésil pour retourner vivre en France. Les contrôles de routine ont lieu et tout semble bien se passer…
Mais, dès que Fabien prend le nouveau-né dans ses bras, il a des doutes. Il suspecte sa petite fille d’être trisomique. Peu de temps après ses soupçons sont confirmés. Commence alors pour Fabien, le narrateur, un lent et douloureux chemin vers la voie de l’acceptation qui lui permettra de créer un lien avec son enfant.
Une BD touchante, émouvante et tellement juste dans ses émois, ses frustrations, ses colères et finalement dans l’amour paternel que ressent Fabien pour sa petite fille trisomique.

                                            Corinne

Un printemps à Tchernobyl : une BD témoignage forte et vibrante d’Emmanuel Lepage  

22 ans après la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle, Emmanuel Lepage se rend à Tchernobyl en 2008, par le biais de l’assocation Les Dessin’acteurs pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, Emmanuel Lepage a le sentiment de défier la mort et à l’’approche de la zone interdite, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ? Il sait qu’’il a besoin de se confronter au désastre, de voir, de comprendre. Cette expérience unique entre en résonance avec ses propres questionnements sur le dessin, sur sa capacité à dessiner et sa nécessité vitale: être au monde par le dessin.

Emmanuel Lepage réussit à nous prendre aux tripes. Son empathie envers les habitants, son regard sur les lieux du désastre, et par-dessus tout son prodigieux talent forcent le respect ! Ce livre est saisissant. Le paradoxe qui saute aux yeux et bouleverse Lepage provient du fait qu’il est là pour dessiner, témoigner de l’horreur qui s’est produite et des conséquences qui, insidieusement, continuent à se manifester alors que la nature autour de lui semble avoir repris le dessus, tout paraît aller au mieux… Un témoignage bouleversant servi par un superbe graphisme !


                                                                               Corinne

Magasin Général de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp                          

L’histoire de Magasin général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début des années 40. Elle gravite autour d’un personnage féminin, Marie, veuve avant l’heure et héritière du principal commerce local, le « Magasin général », qui donne son titre au récit. L’irruption d’un étranger dans la petite communauté va progressivement les réconcilier avec le bonheur ; bonheur d’aimer, bonheur d’être aimé(e), mais pas exactement de la manière que l’on pourrait imaginer…
Un récit savoureux illustré magistralement par 2 grands dessinateurs du 7ème art.

À déguster sans modération ! Un petit bijou plein d’humour et de tendresse !

À lire de toute urgence !


                                            Corinne

Un initiation croisés des métiers entre le dessinateur et le vigneron un superbe témoignage d’Etienne Davodeau

 

Par un beau temps d’hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L’un a le geste et la parole assurés. L’autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne » et s’étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Qu’ont-ils donc en commun ? Pendant un an, Étienne Davodeau va goûter aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s’interroger sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, va découvrir des livres de bande dessinée choisis par Étienne, rencontrer des auteurs comme Emmanuel Guibert et Jean-Pierre Gibrat, participer à des salons de bande dessinée, ou encore visiter la maison d’édition Futuropolis. Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun et ils sont plus nombreux qu’on ne pourrait l’envisager de prime abord…

 

Au bout du compte, l’un et l’autre répondent à ces questions : comment, pourquoi et pour qui faire des livres ou du vin ?…

Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée.